Carte chance ! Vous pouvez directement venir 15 rue Henri Murger samedi et dimanche de 11h à 17h et participer avec nous aux folles journées européennes des métiers d’art. Ce matin, en avant première, nous avons eu l’honneur d’avoir la visite de Mme Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme.

Entrez à votre tour dans les coulisses des ateliers de conception et de fabrication d’un bijou, mettez-vous à la cheville et devenez acteur d’un bijou l’espace d’un instant. Assistez aux représentations du « Geste et l’Objet », réalisés par nos étudiants de 2ème année, conduit et mis en scène par Emmanuel Lacoste, artiste-plasticien.

En sortant de l’Afedap continuez d’organiser votre parcours dans le 19è et 20è en allant sur le site dédié : http://www.journeesdesmetiersdart.com/evenement/afedap-formations-bijou

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Comment en es-tu venue à faire des bijoux ?

Entre 25 et 35 ans j’ai beaucoup voyagé en Asie et j’ai été fascinée par les bijoux dits ethniques”. A l’époque je travaillais dans le conseil ; jamais je n’avais pensé qu’un jour je pourrais faire moi aussi des bijoux. Et puis petit à petit l’idée a muri…et un jour cela m’est apparu comme une évidence.

– Pourquoi l’Afedap ?

Je me suis renseignée sur les écoles existantes à Paris ; quelqu’un m’a parlé de l’AFEDAP dont c’étaient les portes ouvertes. J’y suis allée, l’école m’a plu et j’ai décidé de m’y inscrire.

– Qu’as tu découvert pendant ta formation ?

Enormément de choses auxquellles je ne m’attendais pas du tout.

D’abord l’immense joie de s’assoir sur un tabouret derrière un établi. J’avais fini mes études 12 ans plus tôt et, même si j’avais suivi des cours du soir ici et là, jamais je m’étais imaginé reprendre des cours à mi-temps et surtout dans un domaine tel que la création de bijoux . Il y beaucoup de plaisir lié au travail de la matière quelle qu’elle soit. Aujourd’hui encore je trouve cela magique.

Ensuite, ce qui m’a marquée est la découverte du bijou contemporain. Ceci grâce à Monika Brugger. Avant de suivre son cours je n’en avais jamais entendu parler (j’étais venue avec le désir de fabriquer des bijoux similaires aux bijoux afghans). Et ça a été comme une grande claque. Toutes les idées que j’avais en tête ont valsé.

Par ailleurs, le cours de création en deuxième année avec Brune Boyer m’a permis de vivre et d’intégrer les phases du processus de création: les premières idées qui jaillissent, les essais infructueux, la peur du vide avec l’angoisse associée et enfin la satisfaction de voir au bout du compte le résultat final.

C’est important de vivre cela à l’école pour commencer à apprivoiser ou au moins à accepter les moments de doute, les peurs du vide qui réapparaissent tôt ou tard quand on est seul.

Enfin, je dirais que cela m’a permis de déveloper une bonne dose de patience et de perséverance. On n’arrive pas à faire ce que l’on veut du premier coup. Alors il faut garder l’objet en tête et continuer, rectifier voire refaire,.

Quel bijou portes tu ?

J’aime porter une bague et un autre bijou qui peut être un bracelet manchette, un pendentif ou une broche.

Je porte souvent des prototypes pour les tester, voir s’ils sont agréables à porter, si les trouvailles techniques résistent bien.

Et aujourd’hui que fais tu ?

Je travaille sur une nouvelle série qui est le prolongement de mon travail de 2012

Peux tu nous parler des bijoux que tu créés ?

 Je travaille essentiellement l’acier que j’aime associer à l’or.

J’aime de plus en plus cette matière dont la texture peut se travailler de manières très différentes et qui a des propriétés que n’ont pas d’autres métaux comme l’or, l’argent ou le cuivre

De manière générale, j’aime travailler les textures et jouer sur les contrastes.

Quels sont tes projets ?

Continuer, chercher, découvrir…

Pour en découvrir plus : http://www.catherine-legal.com/#/home

ras de cou en acier patiné et or Catherine Le Gal 2011

ras de cou en acier patiné et or Catherine Le Gal 2011

Bague tout or Catherine Le Gal 2010

Bague tout or Catherine Le Gal 2010

Bague acier patiné et or Catherine Le Gal 2011

Bague acier patiné et or Catherine Le Gal 2011

Boucle d'oreille Catherine Le Gal 2011 acier patiné et or

Boucle d’oreille Catherine Le Gal 2011 acier patiné et or


Comment en es-tu venue à faire des bijoux ?

J’ai grandi en Tunisie, mon envie de faire des bijoux était déjà présente avant de passer mon Bac. En Tunisie, il n’y a pas de formation de bijoutier à proprement parler, donc j’ai d’abord fait une maitrise en design industriel à l’école des Beaux Arts de Tunis.D’abord, j’ai été à Munich pendant 1 an, j’y étais stagiaire en communication dans une grande entreprise. Têtue, j’en ai profité pour faire des stages de fabrication de bijoux.
Là j’ai compris que c’est exactement le métier que j’avais envie de faire.

– Pourquoi l’Afedap ?

J’ai -sur les conseils d’un bijoutier rencontré à Paris lors d’un séjour « touristique » – présenté un dossier à l’Afedap et rencontré les profs lors de portes ouvertes.
Et me voilà à Paris. C’était en fin 1995.
– Qu’as tu découvert pendant ta formation ?
Le passage à l’école m’a permis de me familiariser avec les techniques, de me confronter à moi même et aussi à la vie Parisienne.
J’ai découvert petit à petit que ce métier demande un investissement total et que c’est un métier de solitaire. J’explique : pour fabriquer des bijoux, du dessin à la réalisation, je me mets dans une sorte de bulle. Je crois que c’est ce que j’aime le plus.
– Quel bijou portes tu ?
Je ne portes que peu de bijoux, j’aime par dessus tout les bagues et les colliers, longs de préférence.

Et aujourd’hui que fais tu ?
Entre 1997 et 2003, je travaille à mi-temps et je présente mes bijoux dans des galeries et aussi sur des ventes de créateurs.En 2003, je m’associe avec Pierre Jouin. Dans la foulée, nait la galerie- atelier Wenge, où je vends mes créations et celles de Pierre ainsi que d’autres créateurs.
 – Peux tu nous parler des bijoux que tu créés ?
Je crée des bijoux qui me ressemblent : les bagues sont massives, les lignes sont sobres, je taille toutes les matières que j’insère : bois exotiques, galalithe ou pierres fines.
La taille des pierres reste un moment magique, les deux dernières pierres que j’ai taillées sont une tourmaline vert bleu et un péridot.
Sinon, je développe aussi depuis 5 une collection plus « extravagante »: des bijoux en argent et plumes, les derniers ont été présentés sur Inhorgenta 2012.Voilà, je me suis crée mon monde entre la galerie et l’atelier. Mes journées sont plus que remplies. Je proposes aussi des cours à l’atelier. Et j’ai régulièrement des stagiaires.
– Quels sont tes projets ?
Projets : plus de salons de vente directe. Une exposition au musée de la nacre en septembre, accueillir de jeunes créateurs à la galerie, mais c’est encore au niveau embryonnaire.
Sinon une petite anecdote : ma dernière cliente pour laquelle j’avais fabriqué une énorme bague en or gris et quartz fumé, m’a envoyé en remerciement un colis avec foie gras maison et bouteille de vin. La vie est belle.

CREATIONS PIERRE JOUIN AMIRA SLIMAN
GALERIE WENGE
9 rue ramey
75018 PARIS
tel/fax :0033(0)142523999
Du mardi au samedi de 12h00 à 20h00
http://www.galeriewenge.com

 


Pour faire suite aux notions de « cycle – recyclage » abordées cette année par Patricia Lemaire avec ses étudiantes que vous avez déjà découvert dans « une vision plastique du bijou », nous les retrouvons  ici penchées sur l’ « obsolescence programmée ».

Comment, aujourd’hui, réfléchir sur le bijou quand tout autour de nous devient consommé consumé jeté remplacé.

Li-Jung, Marion, Roxane, Isabelle et Ana Carolina ont chacune apporté deux réponses : une légère et une plus profonde.

Elles nous font passer , à travers leurs créations, par toutes sortes d’émotions : on y trouve de la fragilité, de la poésie, de la légèreté, du souvenir, de la mémoire, de l’éphémère

Je vous laisse ici  feuilleter leurs  « désuétude planifiée » qui j’en suis sûr regarde vers l’avenir